2020 - La fièvre d'Urbicande

Urbicande

La Galerie Huberty & Breyne, située 36, avenue de Matignon à Paris, est heureuse d’accueillir François Schuiten et Benoît Peeters, à l’occasion de la publication en couleur du plus célèbre des albums des Cités obscures, La Fièvre d’Urbicande, trente-cinq ans après sa parution en noir et blanc. L’exposition rassemble, entre autres, la couverture de ce nouvel album, des projets de couverture réalisés en 1984 ainsi que des extraits de l’album mis en couleurs au pastel et sérigraphiés via un procédé rare et complexe. Dix impressions digigraphiques à tirage très limité et une sérigraphie ont été édités pour l'occasion et viennent compléter cet événement

En 1983, les premières planches de La Fièvre d’Urbicande paraissent dans le magazine (À Suivre…). Avec son ami et co-scénariste Benoît Peeters, François Schuiten entraîne le lecteur dans un monde où les aspirations d’un architecte (ici en l’occurrence, de « l’urbatecte » Eugen Robick) se heurtent à l’irrationnel d’une structure cubique qui grandit démesurément, bouleversant la vie des habitants d’Urbicande et bousculant l’esthète dans ses valeurs les plus profondes.

Prix du Meilleur Album au Festival d’Angoulême en 1985, La Fièvre d’Urbicande est souvent considéré comme le point d’orgue de la série des Cités obscures. Beaucoup de lecteurs ignorent pourtant que cette référence du noir et blanc devait initialement être mise en couleurs.

Épuisé par la réalisation des couleurs des Murailles de Samaris, le premier album des Cités obscures,  François Schuiten avait décidé de confier cette réalisation à une coloriste. Malgré la qualité de ce travail, les premiers essais s’étaient avérés trop lents, et l’ampleur du récit avait conduit les auteurs à opter pour le noir et blanc. Néanmoins, l’envie d’une version couleur ne les avait jamais quittés pendant toutes ces années.

Un espoir maintenant concrétisé, car une nouvelle version de La Fièvre d’Urbicande paraît chez Casterman le 28 octobre 2020, mis en couleurs par Jack Durieux, graphiste et illustrateur bruxellois, en étroite collaboration avec François Schuiten. L’album bénéficie également d’une nouvelle couverture et d’une postface inédite. Une édition de luxe de grand format est aussi publiée.

L’exposition-vente qui prend place à la Galerie Huberty & Breyne présentera non seulement l’original noir et blanc de la couverture, mais également cinq projets de couverture de 1985. De plus, extraites de l’album lui-même, trois impressions sérigraphiques ont été rehaussées au pastel, et le tout a été resérigraphié par la suite. Un procédé unique réalisé par Yves Amatheis.

2 autres originaux à l’encre de chine, réalisés récemment par François Schuiten, rendent hommage au célèbre architecte Frank Lloyd Wright.

À ces originaux, se rajoutent dix impressions aux encres pigmentaires (estampes digitales haute définition), reprenant une case ou une planche de l’édition colorisée de La Fièvre d’Urbicande. Chacune est tirée à seulement 3 exemplaires. Toutes signées par Schuiten, Peeters et Durieux.

Une sérigraphie comportant pas moins de 11 passages couleur éditée à partir d'une case de l'album colorisé par Jack Durieux et tirée à 100 exemplaires sera également présentée, ainsi qu'une très ancienne (1984) sérigraphie du maître Gilles Ziller.

À côté de ces pièces, divers dessins, esquisses et crayonnés préparatoires sont présentés dans l’exposition.

 

La Fièvre d'Urbicande